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On compte environ 25 000 espèces d'abeilles différentes à travers le monde. Ce nombre considérable se divise en plus de 4 000 genres (groupes) d'abeilles, eux-mêmes subdivisés en seulement neuf familles. La famille des Apidae est la plus connue, avec des représentants familiers comme l'abeille domestique, l'abeille charpentière et le bourdon.

Toutes ces espèces jouent un rôle essentiel dans la pollinisation de nos cultures et s'en acquittent avec une grande efficacité. Les abeilles possèdent des poils rigides et des poches sur leurs pattes, ce qui leur permet de collecter davantage de pollen et de le transporter d'une plante à l'autre. Les bourdons semblent encore plus performants pour la pollinisation de certaines cultures grâce à leur taille plus importante et à leurs vibrations plus vigoureuses. Cela contribue à une meilleure dispersion du pollen parmi les fleurs et les fruits à chaque visite.

La pollinisation est essentielle à la reproduction des plantes. Il s'agit du transfert du pollen de l'anthère (partie mâle de la fleur) au stigmate (partie femelle de la fleur). De cette rencontre se forme la graine, la noix ou le fruit de la plante.

Certaines plantes dépendent des animaux pour leur pollinisation, tandis que d'autres s'autopollinisent ou comptent sur le vent. Les abeilles ont tendance à concentrer leurs efforts sur une seule espèce de plante à la fois. En visitant les mêmes fleurs d'une même espèce lors d'une même sortie, elles assurent une pollinisation de bien meilleure qualité. Au lieu de disperser différents pollens sur des plantes non pollinisées, toutes les plantes d'une même espèce reçoivent une distribution homogène de pollen essentiel provenant d'autres individus de la même espèce.

Ces dernières décennies, la population d'abeilles a diminué de façon constante de 30 % par an. Les chercheurs s'efforcent de comprendre les causes exactes de ce déclin, et parallèlement, nous sommes confrontés à la réalité des conséquences de la disparition des abeilles pour l'écosystème mondial. À l'instar de nombreuses autres espèces, l'abeille joue un rôle essentiel dans le maintien de l'équilibre entre les autres espèces et leur environnement. Dans le cas des abeilles et des humains, ces petits insectes sont en grande partie responsables de la régulation de notre alimentation.

Une nouvelle étude publiée dans Nature Communications révèle que seulement 2 % des espèces d'abeilles sauvages contribuent à 80 % des visites de pollinisation des cultures observées dans le monde. Cela signifie que si ce faible pourcentage d'abeilles venait à disparaître, 80 % de notre système agricole pourrait s'effondrer.

Sur les 100 principales cultures vivrières mondiales, 70 dépendent des pollinisateurs, ce qui représente 90 % de l'alimentation mondiale. Sachant qu'environ 850 millions de personnes dans le monde souffrent actuellement de malnutrition, et que la population mondiale devrait atteindre neuf milliards d'habitants d'ici 2050, nous aurons besoin de l'aide de toutes les abeilles pour éviter une pénurie alimentaire massive.

Les abeilles sont essentielles non seulement à l'humanité, mais aussi au fonctionnement de l'ensemble des écosystèmes. Elles permettent la reproduction des plantes par la pollinisation, et ces plantes contribuent à la chaîne alimentaire en nourrissant des animaux, outre les humains, comme les oiseaux et les insectes. Si cette source de nourriture venait à diminuer ou à disparaître complètement, toute la chaîne alimentaire en serait affectée. Environ 80 % des plantes à fleurs dépendent de la pollinisation. Si ce processus s'interrompt, nous risquons, ainsi que les oiseaux et tous les autres animaux qui dépendent des plantes pour se nourrir, de manquer de nourriture.

Les abeilles sont confrontées à diverses menaces, notamment la perte d'habitat et le changement climatique, mais la plus urgente est l'utilisation de pesticides. Paradoxalement, si l'homme pulvérise des pesticides sur les cultures pour les protéger des ravageurs susceptibles de nuire à leur productivité, ces mêmes produits chimiques sont également responsables de la mort des abeilles, indispensables à la culture de ces mêmes plantes. Les néonicotinoïdes comptent parmi les pesticides les plus nocifs pour les abeilles. Ils agissent en attaquant leur système nerveux, ce qui peut entraîner une mort instantanée. De plus, les abeilles qui survivent à l'exposition peuvent être désorientées et oublier comment retrouver leur ruche, provoquant ainsi le syndrome d'effondrement des colonies. Ce phénomène anormal se produit lorsque la majorité des abeilles ouvrières d'une colonie disparaissent, ne laissant derrière elles qu'une reine, des réserves de nourriture abondantes et quelques nourrices pour s'occuper des jeunes abeilles et de la reine. Sans abeilles ouvrières, les ruches ne peuvent survivre et finissent par mourir.

La bonne nouvelle est que cette catégorie de pesticides est déjà interdite dans l'Union européenne et que de nombreux magasins aux États-Unis choisissent de la retirer de leurs rayons pour protéger les abeilles. Le chemin est encore long avant que les néonicotinoïdes ne constituent plus une menace pour les abeilles, mais des progrès sont assurément réalisés.

Comment pouvez-vous m'aider ?

  1. Aménagez un habitat favorable aux abeilles dans votre jardin, votre cour ou votre espace extérieur.
  2. Soutenez les agriculteurs biologiques qui n'utilisent pas de produits chimiques sur leurs cultures.
  3. Évitez d'utiliser des pesticides.
  4. Aménagez-leur un point d'eau sécurisé.
  5. Envisagez de parrainer ou d'adopter une ruche auprès d'un apiculteur local.
  6. Protégez un essaim. S'il se déplace, laissez-le tranquille.
  7. Sensibiliser.
  8. Créez votre propre ruche.
  9. Arrêtez de tuer les abeilles.


Les abeilles comptent parmi les créatures les plus travailleuses de la planète, et grâce à leur labeur acharné, nous leur devons une immense reconnaissance. Nos vies, et le monde entier, seraient bien différents sans elles.

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